Cin'Enaid #2 : octobre 2019

Hello toi !

Octobre, le mois où la météo n’est pas toujours idéale pour flâner dans les rues et où s’installer confortablement dans les sièges moelleux des salles obscures nous donne envie de passer un agréable moment !

Ce mois a été riche en sorties diverses et variées et voici ma sélection du mois des films que j’ai pu aller découvrir !

Ceux qui travaillent – réalisé par Antoine RussbachDrame (Co-production franc-belgo-suisse, 2018) – sorti en France le 25 septembre 2019

Franck, cadre supérieur dans une entreprise de fret maritime depuis plus de 15 ans au sein de la même société, se retrouve à prendre une décision importante. Celui-ci réalise un choix difficile et se retrouve alors évincé de cette même société. S’en suit une période de chômage pour lui qui n’a jamais connu l’inactivité. Ce drame est intéressant de par son approche du sujet et l’interprétation de Franck par Olivier Gourmet, acteur que je ne connaissais pas jusqu’à maintenant. A découvrir dans un moment serein.

Shaun le mouton 2, la ferme contre attaque – réalisé par le studio Aardman – (animation, comédie, Royaume Uni 2019) – Avant première le 6 octobre et sortie le 16 octobre en France

Je suis admirative de tout ce qui est réalisé en stop motion et en pâte à modeler, et des réalisations du studio Aardman, qui a réalisé notamment Wallace et Gromit, et c’est là que nous découvrons Shaun le mouton pour la première fois. Dans cette comédie, un vaisseau spatial s’écrase dans le village, et Lula, extraterrestre, va faire vivre des aventures au troupeau de moutons mais aussi au chien de la ferme. De quoi se régaler pendant tout le film, avec quelques références cachées que seuls nous adultes comprendrons. Une comédie à découvrir en famille pour partager un excellent moment !

Joker – réalisé par Todd Phillips – drame psychologique, Etats Unis, 2019 – sorti en France le 9 octobre 2019

Dans un Gotham City des années 1980, Arthur Fleck travaille dans une entreprise de prestations d’animations de clowns dans les boutiques ou des lieux publics. Cet homme souffre d’un trouble psychique qui fait qu’il rit de manière incontrôlée (et nous apprenons dans le film les raisons de ce trouble). Suite à un débordement, celui-ci se retrouve au chômage, et c’est là que la descente aux enfers commence, et qu’il tombe dans la délinquance, avant de se faire appeler Joker…

Ce film m’a agréablement dérangé. Les thèmes abordés le sont avec justesse, aussi bien la folie que la possibilité de tomber dans la délinquance en peu de temps. Les relations avec les parents, la pauvreté et tant d’autres sont magistralement abordés. La performance de Joaquin Phoenix est majestueuse et m’a surprise et donné envie d’aller découvrir sa filmographie.

A réserver à un public averti.

Voilà pour ma courte sélection du mois, on se retrouve fin novembre pour le prochain épisode de Cin’Enaid !

Et toi, qu’es-tu allé voir ? La zone des commentaires t’est ouverte 😉

A bientôt sur le blog !

Festival Animasia : A la découverte de jeux vidéo indépendants !

Hello !

Après mon précédent article sur le tour du Festival Animasia, j’ai décidé aujourd’hui de me focaliser sur les jeux indépendants. Pour certains, je les connaissais avant de me rendre sur le salon, et les tester en condition réelle de jeu était intéressant, pour d’autres, ce furent de réelles découvertes. Ces expériences étaient très diverses, et je te propose aujourd’hui une présentation succincte de ces mêmes jeux.

Si certains d’entre eux t’intéressent, je t’invite à te rapprocher de leurs créateurs, qui répondront agréablement à tes questions. Certains pourront prendre du temps, car la production d’un jeu vidéo est très prenante.

Maintenant, place aux jeux 😉

Time RiftLight ShardsLilleDate de sortie NC*

Dans ce jeu, tu pilotes un vaisseau spatial, avec lequel tu collectes des objets et tu tires sur des ennemis, tout en ayant la possibilité de remonter dans le temps dans le but de collecter tous les objets présents sur ton passage. Le tout avec une musique d’ambiance agréable et qui te pousse au challenge !

Orphan AgeBlack FlagBordeauxsortie prévue 2020

Dans ce jeu de gestion, tu dois t’occuper d’un groupe d’orphelins possédant chacun ses compétences, son caractère et ses propres envies. Selon Adrien, son créateur, il s’agit d’un « SIMS-like pour adultes ». L’ambiance de ce jeu est très particulière et requiert beaucoup d’attention pour s’habituer, les amateurs du genre y trouveront rapidement leur compte.

J’ai découvert ce jeu lors de la précédente édition du Festival Animasia, et continue à m’émerveiller devant les capacités de ce jeu, bien que n’étant pas spécialement adepte de jeux de gestion.

Une version Beta est attendue, il suffit de se connecter sur le Discord du studio pour obtenir toutes les informations utiles.

Ymenok RebornOwl Castle GamesParis – Date de sortie NC

Ici, il s’agit d’un FPS-aventure dans un monde futuriste, dans lequel tu incarnes… un singe (et oui !) ! J’avais découvert ce jeu lors de la Gamers Assembly (à Poitiers) en 2017 et les évolutions réalisées depuis sont impressionnantes. Ce jeu demande encore un peu de développement avant une sortie qui n’est, à ce jour, toujours pas connue.

SplitiPhlegma GamesRennes – Date de sortie NC

Ce jeu est un plateformer/puzzle game qui demandera une gymnastique des mains et des neurones ! En effet, pour avancer dans les différents niveaux, un temps de réflexion sera nécessaire pour comprendre les mécaniques habilement conçues par son créateur. Ce jeu n’en est qu’au début de son développement mais est très prometteur pour la suite.

Il est possible d’aider son créateur en participant au test de sa version Alpha, en le contactant directement 😉

RuggnarSword n WandBordeaux – sortie prévue début 2020

Ce jeu allie à la fois un plateformer, un puzzle game assorti d’énigmes toutes plus coriaces les unes que les autres. Ce jeu a obtenu de multiples prix, et, à noter, le doublage du personnage principal par Pierre-Alain de Garrigues, alias PADG, dont j’avais parlé lors de ma visite au Start to Play, fin août dernier.

Accross the GroovesNova-BoxBordeaux – sortie début 2020

Le troisième jeu narratif de ce studio bordelais que j’apprécie énormément arrive enfin ! Ce roman graphique interactif, marque de fabrique du studio, se déroule à Bordeaux et nous propose un voyage au travers de la musique avec son héroïne, Alice, au travers des rues de Bordeaux. Je n’ai pas joué à la démo proposée pour avoir la surprise lors de la découverte du jeu complet. Un univers envoûtant nous attend pour les quelques heures de jeu qui nous permettront de compléter cette histoire… il ne nous reste que quelques mois à attendre, j’ai hâte !

Twin DragonsBroke Studios Clermont Ferrand – Disponible sur NES (mais aussi sur Steam !)

Ce jeu a la particularité d’être sorti en 2018 sur NES en format cartouche ! Oui, il est tout à fait possible de proposer des expériences sur cette console retro encore aujourd’hui 😉 Ce jeu est également disponible en dématérialisé pour ceux qui, comme moi, n’ont pas la console à disposition !

Ce jeu nous rappelle les plateformers de notre enfance, tels Mario et Sonic, et c’est tout l’état d’esprit souhaité par son créateur. Avec sa touche de pixel game, et sa musique aux tonalités 8 bits, c’est un retour en enfance pour ceux qui auront connu les licences évoquées plus tôt !

A noter que le prochain jeu du même studio, BASSE DEF Adventures, réalisé en partenariat avec Omaké Books, sortira bientôt… à suivre donc !

Inspector WafflesGoloso GamesBordeaux – sortie prévue 2020

Dans ce jeu d’enquêtes en pixel art, tu incarnes Inspector Waffles, un chat qui débute dans la police et qui doit résoudre des meurtres au travers de différentes énigmes ! Celui-ci m’a bien fait rire lors de la démo que j’avais pu faire chez moi et à laquelle j’ai pu rejouer en la présence de Yann, son créateur. Tous les jeux de mots possibles et imaginables avec le mot « chat » sont présents, ce qui provoque plus d’un sourire.

En plein test du jeu…

Une démo sera bientôt disponible pour tous ! Quant à moi, je retourne manger une petite gaufre pour mon goûter 😉

Don’t forget meThe Moon PiratesBordeaux – jeu en cours de développement

Ce que j’ai pu tester sur le salon n’est qu’une version « prototype » du jeu (bien avant une possible alpha ou beta) et il s’agira d’un jeu narratif en pixel art dans lequel nous serons des « aspirateurs de souvenirs », ce qui n’est pas sans me rappeler Remember Me, du studio parisien DONTNOD, et qui jouait déjà sur cette thématique. Ce dernier sera constitué de 10 chapitres et n’en est qu’aux prémices de son développement, mais je vais le suivre de près, étant amatrice de jeux narratifs.

Pile UpAngoulême – sortie prévue début 2020

Dans ce jeu familial, le but est d’empiler des boîtes de carton pour compléter les niveaux proposés. Ce jeu peut se jouer jusqu’à 4 joueurs en collaboration et est accessible à tous et devrait sortir sur Nintendo Switch, autant te dire que j’espère pouvoir l’acquérir ! Amusement garanti 😉

Noob, le RPGBlackpixel Studio en collaboration avec Olydri Studio – sortie prévue 2021

Pour ceux qui ne connaissent pas Noob, il s’agit d’une websérie transmédia (également disponible sous la forme de romans et bandes dessinées) dans laquelle des copains se retrouvent pour jouer à des MMORPG dans des aventures épiques ! Noob est née en 2008 d’un délire entre copains et aujourd’hui connaît un succès qui n’est pas démérité devant le travail pour réaliser chaque épisode.

Dans le jeu, tu incarnes 3 personnages, avec chacun ses caractéristiques, et ton but est de battre, au tour par tour, les adversaires croisés en chemin tout en récoltant les items que tu trouveras sur ton chemin. Avec l’état d’esprit que tu peux trouver dans la série, je te laisse donc imaginer les sessions de jeu qui t’attendent ! Ce jeu sortira tout d’abord sur PC et les créateurs espèrent pouvoir l’adapter sur Nintendo Switch, et pour l’avoir testé sur ce même festival, la console hybride de Nintendo s’y prête totalement !

Camping Forever My Love – collaboration entre 2 créatrices, l’une de Toulouse, l’autre de Nantes – Date de sortie NC

Le titre de ce jeu peut prêter à sourire, et c’est tout le but recherché pour ce jeu de drague qui se passe… au camping ! La démo proposée sur ce jeu, encore en développement est juste complètement barrée et ne donne qu’une envie : celle d’en découvrir plus !!

Inspiré des jeux de drague coréens ou bien encore japonais, tu incarnes au choix un jeune homme ou une jeune femme qui va draguer les autres personnages du camping, de quoi passer un bon moment.

Spirit ArenaSweet Dreams StudioNantes – Disponible sur Steam depuis le 18 septembre

Ce jeu est un shooter qui se joue (idéalement) à 2 joueurs où chacun incarne un sorcier avec des pouvoirs qui lui sont propres !

Le but étant de décimer tous les monstres apparaissant par vagues à l’écran. Le jeu dispose jusqu’à présent de 15 vagues, et grâce à mon ami Florian, nous avons réussi à terminer le jeu (il faut l’avouer, Florian a plus de talent que moi… sans commentaire !)

Je plaide coupable d’être venue sur le stand des copains nantais pour les bonbons… Dédicace Etienne si tu lis mon post !

J’espère que certaines expériences t’auront donné envie de les découvrir davantage, pour certaines d’entre elles, j’en reparlerai sur mon blog quand elles seront disponibles pour tous, en prenant le temps d’y jouer davantage !

Je remercie par avance tous les copains des studios présentés pour leur accueil sur leurs stands, leur disponibilité pour répondre à mes questions et l’opportunité de tester leurs jeux !

Quant à toi cher lecteur, je te dis à bientôt pour de nouvelles découvertes sur le blog 😉

*NC = Non Communiquée

Festival Animasia 2019, 15 ans de passion !

Hello toi !

Le weekend des 12 et 13 octobre dernier a eu lieu au Parc des Expositions de Bordeaux, la 15ème édition du Festival Animasia ! L’occasion pour moi de flâner dans les différents espaces du salon… Le thème proposé était la Chine ancestrale.

Je tiens tout d’abord à remercier l’Indie Game Factory ainsi que la société Lenno de m’avoir gracieusement conviée à l’événement.

J’ai pu réaliser un tour complet de ce même salon avec Romain, de l’équipe organisatrice de cette édition riche en découvertes.

Ce que je te propose aujourd’hui, est un rituel sur le blog, avec une présentation rapide des différents espaces et quelques indications sur ce même festival qui célébrait son 15ème anniversaire.

Un peu d’histoire pour commencer…

Le Festival Animasia a été créé en 2005 et était uniquement animé par une équipe bénévole jusqu’en 2015 avant la création de la société Lenno qui supervise cet événement, en collaboration avec une équipe de près de 150 personnes. Cette même société gère le Bordeaux Geek Festival ou bien encore le Poitiers Geek Festival (entre autres…). Cela fait 3 ans que la manifestation se déroule au Parc des Expositions de Bordeaux.

L’entrée des lieux a été aménagée comme une Matsuri, kermesse japonaise. La Pop Culture japonaise était à l’honneur avec de larges espaces dédiés. Puisque l’invité du festival était la Chine, il était proposé de découvrir le bestiaire chinois.

Une rétrospective des 15 premières éditions nous a été présentée, ce qui permet de voir l’évolution de ce même salon.

Parmi tous les espaces proposés, l’Indie Game Factory était très enrichissant, entre la présence d’écoles et instituts (au nombre de 7) qui proposent des cursus liés au jeu vidéo. Mais cette zone était surtout consacrée aux jeux vidéo indépendants. On en dénombrait pas loin d’une vingtaine sur le salon. Je reviendrai plus en détails dans un prochain article sur les jeux présentés par leurs créateurs.

Time Rift, l’un des nombreux titres proposés en démonstration sur le salon !

Poursuivons notre tour d’horizon du salon avec l’espace commercial de ce festival, sans doute celui qui représentait en terme d’espace le plus grand, avec pas moins de 40 boutiques qui proposaient de faire des achats divers et variés. De calligraphies japonaises à des sculptures sur bois, le choix était varié. Un aperçu de ces différentes boutiques sera disponible sur la page Facebook du blog.

Ce stand de fleurs en savon était élégamment achalandé… tentation !

Un autre espace, dédié quant à lui aux jeux de plateau, était ouvert au public. Animé par Asmodée, premier éditeur de jeux de plateau en Europe (jeux jouables sur table) et deuxième éditeur mondial, les expériences proposées conviennent à tous les publics et tous les goûts sont satisfaits. Cette entreprise est notamment connue pour les Jungle Speed ou autre Time’s up, deux licences phare, parmi toute la gamme disponible.

Les associations locales ont bénéficié de stands afin de pouvoir présenter leurs activités aux visiteurs girondins. De cours de coréen ou japonais, jusqu’à des sports de combat ou bien encore des sessions de jeux de rôle, l’offre associative est très diversifiée et permet à chacun de trouver son bonheur.

Une exposition dédiée aux consoles de jeu était aussi proposée aux visiteurs, et un stand était uniquement réservé à la Nintendo Switch, sur laquelle certains tournois étaient organisés. Parmi les jeux ouverts à la compétition, Super Smash Bros Ultimate, qui a regroupé non loin de 87 participants !! La réalité virtuelle était elle aussi présente pour montrer quelques expériences, dont le non moins célèbre Beat Saber. Ces stands ne désemplissaient pas, preuve de l’engouement pour la réalité virtuelle, même si les achats de tels dispositifs restent encore timides.

L’une des expositions qui, elle, m’a impressionnée de par le contenu de celle-ci, dédiée au manga, était un lieu incontournable pour tout visiteur. Bien que lectrice occasionnelle, les planches ici révélées m’ont quelque peu agréablement surprises et m’ont donné envie de m’ouvrir davantage à de telles lectures. Ce qui était exposé consistait en des planches originales, numérotées, avec notamment du Naruto. Il s’agit d’un musée itinérant, qui, selon son créateur, a demandé 3 ans de travail ! Ce qui ne m’étonne que très peu devant la qualité de la présentation proposée. Mon regard s’est arrêté sur quelques dessins de Death Note, un manga que j’ai découvert sur Netflix, et dont je me délecte régulièrement de part la qualité de son animation. (contrairement au film, dont je me suis arrêtée à quelques extraits, sans aller le regarder en entier, par dépit).

Voici l’une des planches proposées à nos regards sur ce musée itinérant ! Les amateurs du manga Death Note auront reconnu Ryuk 😉

Une scène dédiée à la K-Pop était à noter, et les danseurs étaient nombreux pour nous proposer une démonstration de leur passion. et c’était réellement bluffant !

Un stand dédié aux fanzines était aussi bien représenté et permettait de découvrir des auteurs un peu moins connus mais non moins talentueux. De nombreux ouvrages m’ont tenté, mais j’ai réussi à résister à la tentation 😉

Que serait un festival sans espace dédicaces ? De nombreuses personnalités étaient présentes parmi lesquelles, une partie de l’équipe des acteurs de la websérie Noob, mais aussi Gastronogeek ou bien encore Bob Lennon.

Mon meilleur souvenir de ce festival, parmi toutes les expériences vécues, restera la possibilité de tester la pré-alpha du RPG Noob, sur scène, en compagnie de Anne-Laure Jarnet (Gaea dans la série), avec toute l’équipe de Noob dans mon dos. Ce jeu ne sortira que courant 2021 mais je pense d’ores et déjà l’acquérir, même si je ne suis pas friande de RPG.

Lors de la présentation du jeu au public !

J’en arrive à la conclusion de cet article, assez long, et je ne pouvais terminer sans mes remerciements :

  • Florian, pour son accueil et sa sympathie, et qui m’a accompagné dans les allées du salon
  • Romain et ses collègues de Lenno, ainsi que toute l’équipe des bénévoles qui a rendu cet événement possible, et très agréable
  • Les copains des studios de jeux vidéo indépendants, auxquels je consacrerai un article sur les expériences auxquelles j’ai pu goûter et qui méritent que je te les présente !
  • Les différents exposants, pour leur accueil et leur bienveillance
  • Les invités présents, pour leur accessibilité et leur disponibilité
  • Toutes les personnes rencontrées sur ce festival et qui ont rendu ce weekend fort agréable.

Merci pour ta lecture, le festival revient en 2020 pour une prochaine édition à laquelle je te convie de te rendre si tu es dans le coin.

A très bientôt pour de nouveaux articles passionnés !

Indie Game Factory 2019

Hello à toi !

Vendredi 11 octobre dernier, je me suis rendue à Bordeaux pour un weekend riche en émotions diverses.

L’après-midi de ce même vendredi avait lieu un cycle de conférences ouvert aux professionnels du jeu vidéo, pour leur apporter des informations mais aussi les informer sur certaines thématiques.

Avant de commencer mon compte-rendu de ce même événement, je tiens à remercier Peter Pescari alias Indie_Beard et sa société Indie Beard Communication, disponible sur Twitter qui a modéré avec sa maîtrise légendaire, l’ensemble des conférences proposées.

Les thèmes abordés étaient très variés et allaient de comment financer son jeu vidéo à l’implantation sur le territoire chinois.

La première conférence abordait l’état des lieux des possibilités de financement du jeu vidéo en 2019.

Le sujet était présenté par un représentant du CNC, Un salarié de la société de crowdfunding Ulule, puis une représentante de la filière image et numérique de la région Nouvelle-Aquitaine.

Le CNC offre une subvention grâce au FAJV (Fonds d’Aide au Jeu Vidéo). Les différents dispositifs nous ont été présentés et consistent principalement en :

  • une aide à l’écriture
  • une aide à la préproduction
  • une aide à la création de propriétés intellectuelles
  • des opérations à caractère collectif
  • une information sur le crédit d’impôt

A savoir que pour obtenir une aide financière du CNC, il faut être une personne physique et déposer un dossier complet pour présenter le projet susceptible d’être créé ! Ce même dossier passe devant une commission qui décide ensuite d’accorder ou non ces financements. Trois sessions sont organisées et environ 50 dossiers se voient l’octroi de ces mêmes sommes dont les montants sont variables.

Du côté de la région Nouvelle-Aquitaine, il est bon de noter que c’est l’un des secteurs les plus porteurs sur ce même territoire avec près de 150 entreprises dans le secteur vidéoludique qui regroupent environ 600 emplois.

Le but de l’accompagnement proposé est de compléter les offres du CNC et autres organismes au biais de comités (6 par an).

L’entreprise de crowdfunding Ulule a quant à elle été créée en 2010. Les montants atteints sur cette même plateforme atteignent en moyenne entre 20 000 et 40 000 euros. Le record est celui du jeu vidéo Noob avec plus de 1,2 million d’euros.

De nombreux autres jeux vidéo ont été financés par ce moyen, parmi lesquels 2Dark de Frédérick Raynal ou bien encore Anormal Lost Phone.

Il faut savoir également qu’outre l’aide au financement, Ulule propose un réel accompagnement pour les structures qui se voient aidées, avec des outils et méthodes pour réaliser au mieux leurs campagnes. Il est notamment proposé d’assister à une journée pour devenir expert Ulule pour acquérir des compétences solides qui permettent d’aborder au mieux leur financement participatif. La plateforme Ulule est destinée à quiconque qui souhaite être aidée : une simple personne, une association ou bien encore une entreprise.

Le grand thème suivant était comment trouver un éditeur ?

Attention, il est important de distinguer la distribution et l’édition d’un jeu vidéo. Les deux prestations peuvent être réalisées par la même entreprise. Ce qui diffère est au niveau des services proposés. Pour le coup, la question de la réelle indépendance d’un studio de jeu vidéo se pose à partir du moment où il fait appel à un éditeur externe. Il est également conseillé de prendre différents distributeurs selon le territoire sur lequel on souhaite vendre son jeu !

L’entreprise qui nous présentait ces services, Plug-In Digital, nous a expliqué qu’elle n’éditait pas tout type de jeu, et que le marché du mobile reste compliqué pour s’imposer.

Les démarches pour aborder un éditeur ont également été expliquées aux studios présentés et une relation de travail entre un prestataire dans le secteur de l’édition/distribution de jeux vidéo oscille entre 2 et 5 ans, selon le projet et les souhaits du studio concerné.

Plug-In Digital travaille sur 4 jeux à sortir en 2020 et travaille d’ores et déjà sur 3 jeux pour 2021 ! Les revenus entre le développeur et le studio sont d’à peu près de 70 % contre 30 % pour le studio, (sur ce qu’il reste après déduction des marges diverses).

Par la suite, il a été question du recrutement de collègues pour les studios indépendants. Le thème est vaste et demande une remise en question complète lors de la possibilité de recruter un collaborateur.

La thématique suivante a été proposée en anglais, avec une délégation chinoise spécialement venue pour le festival Animasia et une collaboration avec certains studios aquitains !

Yingi, de l’Europe China Foundation a évoqué certains éléments du marché chinois :

  • Un marché vidéoludique récent
  • Premier marché mondial dans le monde depuis 2017
  • Des acteurs puissants, le plus important étant Tencent Holdings, qui est la plus grande entreprise dans le monde, dans le secteur des expériences mobiles.

Les joueurs sont pour la majeure partie des hommes et les jeux « Made in China » sont davantage vendus que les jeux hors territoire. Les MMO RPG dominaient le secteur, avec le principe du free to install, depuis 2007/2008, la transformation du marché fait que les jeux se transforment en free to play avec le principe des lootboxes.

Après le blocus des consoles par le gouvernement chinois qui a duré jusqu’en 2002, les chinois ne connaissaient pas ou peu les consoles de jeux. Les joueurs consoles sont donc de jeunes joueurs ! Pour donner un exemple du contexte chinois, la première Xbox One disponible sur leur territoire a été disponible en 2014 (soit 1 an après toutes les autres zones géographiques).

La nouvelle génération de consoles devrait sortir aux mêmes dates que chez nous et le challenge pour Microsoft, Sony et Nintendo est avant tout de changer l’image donnée au gaming par la population chinoise.

Il est intéressant de remarquer que Just Dance est un jeu très populaire en Chine, et que c’est grâce au Kinect que les joueurs peuvent en profiter, tout en sachant qu’Ubisoft France a été amené à modifier certaines chansons pour ajouter des hits chinois au catalogue proposé.

Pour pouvoir éditer un jeu en Chine, il est proscrit d’aborder tout sujet traitant de politique, ni de jeux violents ou avec des scènes sanglantes.

Pour ce qu’il en est des jeux mobiles, c’est grâce à l’iPhone que ces expériences ont connu un essor, à partir de 2011. Le plus grand succès étant Monument Valley, juste devant Angry Birds. En Chine, les utilisateurs mobiles atteignent 600 millions de joueurs alors que les joueurs PC ne sont que 14 millions. Les jeux sandbox (ou bacs à sable) ont également les faveurs du public chinois.

Ensuite, la question du marketing a été au centre de toutes les attentions ! Les stratégies ont été mises en avant :

  • le rôle de la presse
  • l’émergence des communautés de joueurs
  • miser sur les plateformes de streaming
  • développer des partenariats avec des streamers
  • créer des contenus « streamables »

Les outils de communication ont été présentés :

  • communiqué de presse
  • les salons incontournables dans lesquels il est indispensable de se rendre
  • développer les relations avec des influenceurs
  • prendre les bons réflexes pour les relations presse

Des conseils sur la sélection d’un store pour les développeurs indépendants ont été expliqués. De plus laquelle entre Epic Games Store ou Steam est la plus adaptée pour y mettre son jeu ? Tout dépend du souhait du studio…

La question du marché gris a également été traitée. Qu’est-ce que le marché gris ? C’est celui sur lequel les prix sont douteux avec notamment le non-versement de la TVA à l’état.

Le prix de vente d’un jeu est également abordé, un prix trop bas n’est pas nécessairement gage de qualité, et un prix plus élevé non plus. Il est plus judicieux de proposer un bundle avec l’OST de ce même jeu.

L’ensemble de ces conférences a abordé de nombreux thèmes et je ne propose ici dans mon article qu’un court résumé de tout ce qui a pu être traité. Pour en savoir plus, n’hésite pas à poser tes questions dans les commentaires de cet article et j’essaierai de te répondre.

Par ailleurs, je n’ai pas mentionné tous les intervenants présents lors de ce même après-midi, tant la liste est importante !

Tu peux retrouver le site de l’Indie Game Factory ici : https://indie-game-factory.eu/

Je remercie par avance Peter et tous les intervenants, ainsi que les différents professionnels que j’ai pu retrouver ou rencontrer à l’occasion de ce moment de partage 😉

Merci pour ta lecture et à très bientôt sur le blog 😉

Pourquoi j'ai décidé de ne plus regarder la TV ?

Hello toi !

Aujourd’hui, je viens te parler d’un sujet qui fait l’objet de nombreux débats autour de moi, et en y réfléchissant un peu, j’ai pensé que je pouvais m’exprimer sur la question sur un post de blog !

Tout comme de nombreuses personnes parmi nous, la télévision est entrée dans ma vie alors que j’étais très jeune. Je regardais des dessins animés (que ce soit avec le Club Dorothée ou d’autres programmes divers dont les noms m’échappent…) mais aussi des programmes éducatifs et enrichissants tels C’est pas sorcier ! grâce auxquels j’ai pu découvrir de nombreuses choses sous un angle ludique…

Comme chacun, j’ai grandi et évolué et le jeu vidéo est entré dans ma vie. Depuis lors, je ne regardais plus que très peu les programmes proposés, le plus souvent des films car je n’allais jamais au cinéma avec mes parents (ce qui explique aujourd’hui pourquoi ma filmographie de mes années jeunesse est aussi limitée) et un accès plus que limité à des contenus qui pouvaient nous être utiles.

Quand j’y songe, je passais déjà beaucoup plus de temps à jouer qu’à regarder les programmes. Avant de posséder ma première console de jeu, j’ai été alitée une longue période à cause de soucis de santé donc je n’avais pas grand chose pour m’occuper. J’ai découvert alors Hugo Délire, un programme 100% français où l’on devait appeler un numéro de téléphone pour participer à un jeu où le personnage se déplaçait de manière interactive en utilisant les touches du combiné du téléphone fixe ! Je n’ai pas eu la chance d’être sélectionnée mais je n’oublierai pas les quelques souvenirs d’avoir regardé quelques temps ce programme.

La télévision servait aussi chez moi à suivre les événements sportifs. Amateure de sports mécaniques, j’avais ainsi accès aux Grand Prix de Formule 1, certains matches de rugby (aussi rares soient-ils à l’époque) étaient retransmis sur les chaînes publiques, et d’autres manifestations du même ordre.

Avec le temps, le média jeu vidéo a pris une place de plus en plus importante, tout en laissant une grande partie de mon temps libre à une autre passion qu’est celle de la lecture. Toutes deux ayant des similitudes avec la stimulation de l’imaginaire et des possibilités d’évasion sans commune mesure.

J’ai décidé de ne plus regarder la TV au moment où je me suis séparée de mon ex-conjoint. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je ne me retrouve plus dans les programmes proposés : des films datés, des émissions trop peu rarement intéressantes ou alors diffusées à des heures archaïques (ce qui est en soi dommage). Je continue à suivre les manifestations sportives qui m’intéressent sur internet ou mon smartphone avec des notifications des applications des clubs que je suis ou de sites sportifs, et pour ce qu’il en est de la Formule 1, j’ai abandonné et étant diffusée sur la chaîne à péage Canal +, je n’ai pas envie de souscrire un abonnement pour si peu. Deux autres éléments majeurs m’ont également fait décrocher du petit écran : la diffusion des programmes à heure fixe et la publicité ! J’en reparle après…

Quand je parlais avec mes collègues de cette indépendance de la télévision, j’entends souvent : « A quoi te sert alors ta TV ? » Je réponds tout simplement, qu’elle me sert à jouer, et à regarder les contenus qui m’intéressent sur Netflix et Youtube !

Dans une vidéo intitulée « LA TV S’EFFONDRE ! Bientôt la fin de la télévision ? » Julien Chièze, journaliste analyse des données sur cette désertification du petit écran par toute une génération de personnes, les plus jeunes ! Regarde plutôt :

Je rejoins cette analyse, mais aussi me retrouve complètement parmi ces personnes pour qui, la consommation de télévision a nettement chuté, voire disparu de mon mode de vie. J’évoquais les heures fixes de diffusion des programmes, en effet, avec mes récentes activités professionnelles, je ne prends plus le temps de me poser à une heure fixe devant mon écran (ou alors uniquement pour les quelques matches encore diffusés…).

Je parlais de la publicité à la TV, un autre facteur qui explique mon manque d’intérêt. Regarder un film et être interrompu par de nombreuses coupures de publicité ne me donne guère envie. Autant prendre une VOD ou acheter le blu-ray du film que je souhaite regarder. Dans cet article du journal Le Parisien, quelques changements sont également à prévoir pour les prochaines semaines, avec encore plus de réclame et soit-disant des soirées cinéma plus fréquentes : http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/reforme-de-l-audiovisuel-tout-ce-qui-va-changer-a-la-tele-03-09-2019-8144913.php%C3%80?fbclid=IwAR1u8nbB4bvxIVbLfP35hoZgtgCUc4x2B8nVsQ-_EpqHWwd-gokBtQXCrko Ce dont, pour ma part, je doute fortement et dans le but de tenter de concurrencer Netflix.

Netflix, plateforme de streaming de séries et films. Je l’ai découverte pendant l’été 2017 avec la série 13 Reasons Why (13 raisons pourquoi, en français). J’apprécie de pouvoir savourer une série à mon rythme et selon mes envies. Si je ne souhaite regarder qu’un épisode à la fois, cela est possible. De même pour binger (regarder de manière intensive) une même série. Le tout disponible en VOST (version originale sous-titrée) avec certains contenus disponibles en 4K, le tout pour le prix à peu près équivalent à un blu-ray. Ma consommation de films a évolué avec ce service. Cependant, j’achète de plus en plus de manière raisonnée, mais j’en reparlerai dans un prochain article, car il ne concerne pas que l’industrie cinématographique.

Tout ceci pour répondre à ma question de départ : pourquoi est-ce que j’ai arrêté de regarder la TV :

  • D’une part parce que les émissions ne m’intéressent plus et que je trouve les réponses à mes questions dans d’autres types de programmes, animés par des passionnés sur Youtube, et qui correspondent bien mieux à mes attentes.
  • Mon mode de vie a évolué : moins de temps disponible, et je peux me poser à tout moment de la journée sans avoir à me mettre de rappel pour ne pas rater le début d’un programme.
  • Pour éviter la publicité omniprésente sur nos chaînes de télévision, ce qui engendre bien souvent des retards dans la diffusion de ces mêmes programmes.
  • Pour la sensation de liberté que cette indépendance a engendré chez moi.

Et toi, regardes-tu encore la TV ou dirais-tu que chez toi aussi la consommation de ce medium a évolué ?

Tu peux réagir dans les commentaires de l’article et je serai ravie de te lire…

A bientôt sur Les Carnets d’Enaid 😉

Quelques blogs à (re) découvrir ! #1

Hello toi !

En ce #VendrediLecture, je viens te proposer un partage de quelques uns des blogs sur lesquels j’aime passer du temps pour aller y découvrir les contenus proposés !

Un blog, c’est avant tout un lieu de partage, et les thématiques sont très variées et il en existe de nombreux, tous rédigés avec passion ! La sélection que je t’offre ici n’est qu’une infime partie de ce que tu pourras trouver sur le net 😉

Un lieu, où, comme son nom l’indique, son auteur nous invite à retrouver des conseils et suggestions pour des escapades plus ou moins lointaines. Ce blog est tout récent mais tu peux déjà y trouver de chouettes articles avec des lieux/festivals à visiter mais aussi une rubrique qui te permettra d’organiser ton séjour !

Le blog dispose aussi d’un compte Twitter : https://twitter.com/LeSAVBlog et d’une page Instagram : https://www.instagram.com/lesavblog/

N’hésite pas à t’abonner et à suivre les aventures de ce chouette blog 😉

Mido est l’une des chouettes rencontres que j’ai pu réaliser lors de la Paris Games Week 2018 et est une auteure passionnée par de nombreux domaines, du jeu vidéo à la lecture, en passant par la technologie, ses articles évoquent aussi parfois des sujets plus profonds qui demandent un peu de réflexion !

Je t’invite également à la suivre sur Twitter : https://twitter.com/Midogeekblog sur sa page Instagram : https://www.instagram.com/midogeekblog/ ainsi que sur sa seconde page Instagram consacrée à des partages de lectures diverses et variées : https://www.instagram.com/mido_lit/

Lili alias La Geek en Rose est une réelle passionnée par les nombreux sujets qu’elle propose et au travers de ses articles, on ressent clairement toute son énergie et sa bienveillance ! J’apprécie beaucoup explorer son univers tout de rose vêtu et cette charmante demoiselle est très sympathique et retrouver sa plume est un régal à chaque instant. J’ai également pu faire sa rencontre à la Paris Games Week 2018 et son accent chantant ne laisse pas insensible !

Tu peux elle-aussi la retrouver sur Twitter : https://twitter.com/LaGeekEnRose et sur Instagram : https://www.instagram.com/lageekenrose/

Stella est une personne agréablement pétillante et son blog est rempli de petits articles où elle nous propose de la suivre dans ses différentes escapades, que ce soit sur des salons, dans des parcs ou bien encore d’admirer sa passion pour le cosplay qu’elle pratique avec soin et toute mon admiration !

Comme les auteurs précédents, tu peux la retrouver sur Twitter : https://twitter.com/Kkwet25 et sur sa page Instagram : https://www.instagram.com/kkwet25/

Voici, cher lecteur, une courte première sélection de blogs à suivre, j’en publierai d’autres dans les prochains mois, au gré de mes découvertes !

Tu peux également me faire part de tes suggestions lectures si tu le souhaites dans l’espace des commentaires, juste en dessous de cet article !

Belles lectures à toi et bonne fin de journée !

A très bientôt sur le blog !

Le jeu vidéo est-il un art ?

Hello cher lecteur !

Nouvelle tribune sur un sujet dont j’entends plus que souvent parler… la notion d’art et de jeu vidéo.

Le thème du jour me tient particulièrement à coeur, et, bien souvent lorsque j’aborde le sujet sur Twitter, les 280 caractères me paraissent infimes pour résumer le fond de ma pensée que j’essaie d’avoir à peu près synthétique.

Aujourd’hui, le jeu vidéo reste un média jeune, tandis que les autres arts auquel il est opposé sont plus anciens. La musique date de l’Antiquité, pendant que le cinéma a quelques siècles derrière lui.

Couverture du livre The Art of Video Games, From Pac-Man to Mass Effect de Chris Melissinos et Patrick O’Rourke, un ouvrage intéressant sur l’évolution de l’art vidéoludique !

J’ai toujours considéré le jeu vidéo comme un art à part entière, qui plus est, un art complexe car il utilise plusieurs composantes pour exister : à la fois des graphismes, de la musique, et bien d’autres éléments qui permettent de donner vie à une oeuvre vidéoludique. Je pense que cette question de la place du jeu vidéo comme art vient davantage des personnes qui ne connaissent pas ou très peu notre art préféré. Il en est de même pour une personne qui ne va rien connaître, ou très peu à la peinture ou la sculpture, pour en retirer l’essence de ce qu’elle peut observer. Chaque art a son public bien différent, et tout le monde a sa sensibilité qui diffère face à ce qui lui est présenté.

Pour ma part, la question ne fait pas débat car j’ai grandi avec le jeu vidéo, je l’ai vu évoluer, en passant des consoles 8 bits à nos consoles actuelles (PS4 et Xbox One) ! Avec les années, j’ai ainsi pu observer une amélioration des outils utilisés, ce qui s’est ressenti dans nos expériences de jeu. Nous avons des expériences d’un tel réalisme que le jeu vidéo n’a rien à envier au cinéma, avec certaines productions vidéoludiques qui se rapprochent voire même dépassent celles de certains longs-métrages. C’est pour dire à quel point le jeu vidéo représente un sacré investissement de moyens.

Autre point : la diversité. Lorsque j’entends des personnes me dire : « de toute façon, le jeu vidéo, ce n’est que violence ! ». Je prends une bonne inspiration et explique que tout comme dans son voisin le cinéma, les genres sont nombreux, et qu’il y en a pour tous âges et de tous styles. Je décris un peu chacun d’entre eux et ces mêmes personnes me font alors la remarque qu’elles seraient bien tentées d’essayer, quand d’autres n’essaient pas d’entrer dans le débat. Il en est de même pour expliquer aux parents et adultes éducateurs auprès de jeunes enfants que tous les jeux vidéo ne sont pas adaptés à tous les enfants, et c’est là qu’entre en scène le PEGI (programme européen) et les catégories d’âge indiquées sur les jaquettes de jeu.

Tout comme un film au cinéma n’est pas accessible tout public, il convient de respecter ces règles et je constate avec effroi que ce n’est pas toujours le cas. Bénévole sur un salon gratuit en juillet dernier et ouvert à tous, j’ai eu quelques échanges avec des enfants de tous les âges, et certains m’ont affirmé jouer à GTA V ou Call of Duty (qui sont, dois-je le préciser, 18+ ?) ! C’est tout un accompagnement éducatif qu’il convient de faire…

Pour moi donc, le jeu vidéo est un art qu’il est nécessaire de considérer comme tel, avec sa diversité, son besoin d’acceptation par toutes et tous, en respectant les goûts de chacun. Nous avons tous un ressenti différent devant un jeu vidéo, et tout comme on observe une sculpture ou écoutons un morceau de musique avec une sensibilité différente, nos expériences sont différentes et les partager nous enrichissent !

Et toi ? Un ressenti ou un avis sur la question de l’Art et du jeu vidéo ?

Comme toujours, dans l’espace commentaires, tu peux y écrire ta réponse, avec tes arguments propres ou ton opinion sur la question, je lirai et viendrai te répondre avec grand plaisir !

A bientôt sur le blog 😉