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Cin’Enaid : Tout s’est bien passé, réalisé par François Ozon

Hello hello !!

J’espère que tout va bien pour toi en ce premier jour de l’automne… pour ma part, mes semaines se suivent, bien remplies avec des activités diverses et variées.

Retour aujourd’hui de ma rubrique cinéma sur le blog avec un film que j’ai pu découvrir en avant-première au Gaumont de Nantes, et je tiens à remercier Enlil de Skript.fr pour son invitation à l’événement, une projection du long métrage, suivi d’un échange passionnant entre le public et François Ozon, réalisateur.

Synopsis

Adapté du récit d’Emmanuelle Bernheim (paru en 2013 aux Editions Gallimard). André Bernheim (incarné par André Dussolier), octogénaire, est victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral) qui le laisse partiellement paralysé. Il décide de mettre fin à ses jours et demande à l’une de ses filles, Emmanuelle (Sophie Marceau) de l’aide pour parvenir à ses fins.

Ressenti

Ce film aborde le sujet grave que celui du suicide assisté et du poids d’un tel souhait pour l’entourage proche de celui/celle qui en fait la demande. La charge mentale est plus que conséquente et l’on se rend aussi compte des déchirements qu’un tel choix peut provoquer. Cette mort choisie reste accessible pour une certaine catégorie de personnes, « les pauvres attendront leur mort » répond André à sa fille lorsque celle-ci évoque la somme à dépenser pour les frais inhérents à la disparition de son père, qui ira en Suisse pour son dernier voyage.

La sororité paradoxale entre Emmanuelle et Pascale (plus jeune) m’a également beaucoup touchée, sans doute parce que je suis aussi l’aînée de ma fratrie et je ne sais pas comment je réagirais si j’étais confrontée à une telle situation. On observe des phases de soutien, force qui reste tout de même en équilibre instable devant le comportement limite puéril de la figure paternelle.

Ce film nous conduit à un débat tout d’abord intérieur sur notre attitude face à une telle demande. Aucune réponse n’est unique, et nous ne savons ni les uns, ni les autres, quelle sera-t-elle. Ces échanges avec nous-mêmes peuvent s’ouvrir aux autres, avec la dimension sociale que le thème de cette mort volontaire peut avoir ; en effet, les sommes engagées sont plus que conséquentes et ces volontés ne sont accessibles qu’à une catégorie aisée de la population.

Je ne chercherai à influencer personne dans mon ressenti, car nous sommes toutes et tous sensibles à ce sujet que de la perte d’un être cher, et quand bien même nous y sommes confrontés, notre réaction peut être elle-même influencée par tout un tas de paramètres personnels, mais d’autres que nous ne maîtrisons pas réellement.

J’espère que ce film, qui relève de la comédie dramatique, ouvrira un peu les consciences sur ce débat qui est encore, plus que jamais, au coeur de notre actualité.

Bande-annonce

Pour terminer mon article, voici la bande-annonce du film. Sortie en salle prévue ce mercredi 22 septembre !

Merci pour ta lecture, si tu as vu le film et que tu souhaites échanger à son sujet, l’espace des commentaires est ouvert.

Bonne fin de journée et à très bientôt dans mes Carnets !

Cin’Enaid : Profession du père réalisé par Jean-Pierre Améris

Hello! Hello!

Aujourd’hui nous sommes mercredi ! Jour de sorties cinéma ! Parmi les films à l’affiche en ce dernier mercredi de juillet tu pourras voir Profession du père, réalisé par Jean-Pierre Améris d’après le récit éponyme de Sorj Chalandon (disponible dans toutes les librairies).

J’ai eu l’opportunité d’aller découvrir ce long-métrage en avant-première au Gaumont de Nantes, en présence du réalisateur du film ainsi que de l’auteur du récit qui a inspiré cette fiction le 6 juillet dernier. Je tiens à remercier Enlil pour son invitation, le cinéma et messieurs Améris et Chalandon pour les réponses aux questions des spectateurs à la suite de la projection.

Voici le synopsis du film (qui est aussi la quatrième de couverture du livre Profession du père de Sorj Chalandon)

Emile, 12 ans, vit dans une ville de province dans les années 1960, aux côtés de sa mère et de son père. Ce dernier est un héros pour le garçon. Il a été à tour à tour était chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle. Et ce père va lui confier des missions dangereuses pour sauver l’Algérie, comme tuer le général.

Mon ressenti

Ce film m’a beaucoup touchée, le personnage d’Emile (incarné par le jeune acteur belge Jules Lefebvre) m’a impressionnée et j’ai été bouleversée par les quelques moments de tendresse partagés avec la maman (Audrey Dana). Benoît Poelvoorde endosse le rôle du père, André, avec justesse et dureté, sans entrer dans la caricature. Je retrouve avec un souci du détail les protagonistes du livre (que j’ai pris le temps de savourer et que je recommande pour les personnes qui souhaitent mieux comprendre le cadre et le contexte de rédaction de ce récit de vie).

Lors de l’échange avec le duo Améris-Chalandon, j’ai appris que ces derniers sont tous les deux des enfants battus. Certains éléments du film étant inspirés des vies de l’un ou de l’autre. J’irais même à dire que j’ai vu une relation fraternelle entre eux, ce qui ajoute une dimension émotionnelle à cette fiction.

Je recommande d’aller voir ce film un jour où le moral est bon et réceptif, certaines scènes pouvant heurter les personnes les plus sensibles. Le thème central est essentiel et a sa place dans l’actualité, bien que l’histoire se déroule dans les années 1960. Je n’en dévoilerai pas davantage sur l’intrigue pour te laisser savourer pleinement ce métrage comme il se doit.

Prévois quelques mouchoirs si tu es quelque peu touché par le récit proposé. L’espace des commentaires est ouvert pour que tu puisses partager ton ressenti sur le film ou suite à la lecture du livre.

Merci pour ta lecture et bonne découverte du film !

Avant de te laisser, voici la bande-annonce :

A bientôt sur le blog 😉

Cin’Enaid : The Deep House : plongée dans l’angoisse ! [Film interdit aux moins de 12 ans]

Hello hello !

Nous sommes mercredi, et aujourd’hui, jour de sorties cinéma, je viens te parler d’un film que j’ai pu découvrir vendredi dernier en avant-première au Pathé Atlantis de Nantes-Saint Herblain : le thriller français The Deep House !! Je tiens à remercier le cinéma pour son accueil ainsi que Skript.fr pour son invitation à l’événement, en présence des réalisateurs.

Réalisé par Alexandre Bustillo et Julien Maury, un duo de réalisation à qui l’on doit six longs métrages au succès mitigé, hormis pour leur tout premier film, A l’intérieur, avec dans le rôle-titre Béatrice Dalle. Ce même film a été retenu dans la sélection de la Semaine de la Critique Internationale lors du 60ème Festival de Cannes. The Deep House est donc leur sixième réalisation commune.

Synopsis

** Film interdit aux moins de 12 ans **

Un jeune couple américain spécialisé dans l’urbex (exploration urbaine) décide d’aller explorer une maison réputée hantée qui a été ensevelie sous un lac artificiel. Mais celle-ci semble se refermer sur eux et le couple se retrouve prisonnier de cet endroit chargé des plus sombres histoires…

Mon ressenti

Je suis lectrice et amatrice de thrillers, et celui-ci m’a réellement captivée, se déroulant quasi intégralement (si l’on exclut l’introduction du film et son épilogue) sous l’eau. Les effets sont stupéfiants, et la prestation des acteurs est remarquable. Les effets de lumière ainsi que l’ambiance sonore ajoutent une dose d’angoisse supplémentaire qui nous plonge complètement avec nos 2 protagonistes et nous restons en apnée devant les différentes scènes qui se succèdent sans réel temps mort. Même si le début peut sembler long, je trouve cette approche tout à fait justifiée car nous plongeons avec le couple, et la lenteur est justement présente pour nous donner l’illusion que nous les accompagnons dans leur découverte.

Je ne suis pas une adepte des films angoissants, mais c’est un genre qui se marie à merveille avec les thrillers et je dois dire que je suis agréablement surprise de la maîtrise quant à la réalisation de ce long-métrage.


Le décor a été entièrement réalisé en bois, et la structure n’a pu être utilisée que quelques jours, le bois ne supportant pas les immersions répétées dans l’eau. Certains acteurs sont des apnéistes professionnels, ce qui apporte une touche de réalisme réussi.

J’ai toujours été fascinée par les fonds marins, et c’est avec Le Grand Bleu de Luc Besson qu’est né mon souhait de tenter l’expérience de plonger, sans l’avoir concrétisé pour le moment… je pense que je vais réfléchir à deux fois avant de prendre mes palmes, mon masque et mes bouteilles d’oxygène pour aller explorer ce qui se situe sous la surface de l’eau… en espérant ne pas faire de mauvaise rencontre.

Pour te donner un aperçu de ce qui t’attend en salle, quelques images issues de la bande-annonce de The Deep House

Voici pour mon ressenti sur ce film, qui sort en salles obscures le 30 juin prochain. Celui-ci est à réserver aux personnes averties.

Merci pour ta lecture et à bientôt sur le blog !